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Sep 07
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J’ai testé pour vous aujourd’hui le tout nouveau service de véhicules électriques BlueLy. Vous pouviez essayer aujourd’hui ces petites électriques à quatre places de la société Bolloré à Bellecour, à la Part-Dieu, place de la République et à la Croix-Rousse.

Le principe de ce système qui rentrera en vigueur à partir du mois d’octobre 2013, est la mise à disposition de voitures électriques à quatre places dans une cinquantaine de stations sur l’agglomération lyonnaise. Ces stations occupent des emplacements autrefois occupés par les voitures de particuliers. La station est composée d’une borne principale, et de quatre emplacements chacune équipée d’une borne particulière à la voiture.

Aujourd’hui, vous pouviez donc tester le système en vrai, avec l’aide d’accompagnateurs, ils se nomment eux-mêmes « ambassadeurs ». Il suffisait pour cela de se présenter à une des stations ouvertes au public, de présenter votre permis de conduire, de remplir un formulaire simplifié, puis votre accompagnateur vous expliquait la procédure pour emprunter un véhicule. (il prenait place à coté de vous dans la voiture)

Il suffit donc de passer votre badge sur la borne principale de la station, puis ensuite de passer ce même badge, c’est une carte magnétique, sur la vitre avant de la voiture ce qui la déverrouilla. Ensuite il vous faut débrancher l’alimentation de la voiture, qui la recharge en électricité, puis vous pouvez monter dans la voiture, et partir.

Ces voitures ont quatre places, et un coffre assez petit évidemment, elles sont équipées d’une boîte de vitesses automatique, il n’y a donc que deux pédales au pied, le frein à gauche et l’accélérateur à droite. Si vous n’avez jamais conduit de véhicules automatiques, comme c’était le cas pour moi, cela surprend un petit peu au début, mais c’est extrêmement agréable car vous n’avez plus besoin de passer les vitesses et donc d’utiliser la pédale d’embrayage et de débrayage. Un vrai bonheur pour la conduite en ville.

Vous avez devant vous un écran LCD qui vous donne des informations sur la voiture ainsi qu’un GPS sur ce même écran, malheureusement, la voiture que j’ai essayé aujourd’hui avait un problème avec cet écran et il n’a pas fonctionné. Voilà ce que c’est que d’essuyer les plâtres. La personne qui vous accompagne vous montre qu’il y a un bouton appel au secours. Il permettra de vous mettre immédiatement en contact avec un opérateur du service en cas de problème. Accident, problème de recharge électrique peut-être. On me signale également que l’opérateur peut prendre directement contact avec vous vocalement si par exemple vous vous éloignez trop de la zone dans laquelle vous êtes censé vous déplacer. En effet, les voitures ne sont pas prévues pour faire de longs trajets. Leur autonomie maximum en ville est de 250 km, mais il n’est pas question par exemple de vous rendre à un point situé à 100 km de et de penser revenir. Pourquoi cela ? Parce que votre position est connue à tout moment et que si vous sortez de la zone définie autour de l’agglomération lyonnaise, le service vous donnera l’indication de ne pas trop vous éloigner. Clairement, il s’agit bien de véhicules destinés uniquement à se déplacer dans l’agglomération lyonnaise, ou du moins dans la grande agglomération. Une carte vous montrant les zones où vous pourrez vous déplacer est disponible sur le site de .

J’en profite pour demander à mon interlocuteur s’il serait par exemple possible de me rendre à l’aéroport Saint-Exupéry de Lyon pour y chercher une personne. La distance de cet aéroport par rapport au centre-ville de Lyon étant d’environ 25 km, cela me semble tout à fait possible. Mais mon interlocuteur me dit qu’il n’est pas sûr que ce soit permis, car il ne semble pas y avoir de station de recharge BlueLy à l’aéroport, et me dit-il, sans doute pour des problèmes de concurrence avec les taxis…

OK, je comprends que le jour où la voiture électrique régnera à Lyon ce sera qu’elle a vaincu ses concurrents.

Donc, nous nous apprêtons à démarrer il suffit pour cela de desserrer le frein à main puis d’appuyer légèrement sur la pédale d’accélérateur. Il y a deux modes sur ces voitures, le mode « City » qui sert à se déplacer en ville, et le mode « route » qui sert à se déplacer en dehors de la ville. Le premier mode est un mode moins « nerveux », et le deuxième permet des accélérations un peu plus poussées. On se fait très vite à la voiture électrique et à son passage de vitesse automatique, le démarrage se fait en douceur sans pratiquement aucun bruit, c’est l’avantage du moteur électrique, le freinage est un peu brusque, mon interlocuteur m’avait prévenu.

Nous faisons un peu moins de 1 km en faisant le tour des pâtés de maisons alentour. La conduite est très agréable, et se garer est un vrai plaisir avec une voiture aussi petite. Nous revenons après quelques minutes à notre point de départ, signalons que ce n’est pas une obligation, il vous suffit de revenir sur une station BlueLy sur un emplacement qui est libre. Pour cela vous aurez bientôt une application pour Smartphone, iPhone et Android, qui permettra, comme c’est le cas déjà pour les autres systèmes de partage de véhicules à Lyon, de savoir quelles sont les places de libre dans les stations. Notez qu’il est tout à fait possible de réserver une place de libre pour être sûr d’en avoir une. Ce service sera facturé un euro par heure. De même, il sera possible de réserver une voiture avant de la prendre, ce service sera facturé un euros la demi-heure.

À propos des tarifs, vous avez deux façons d’utiliser les voitures BlueLy soit vous abonner pour un an pour un prix de 99 €, ce qui revient à peu près à 8,25 euros par mois, soit vous abonner pour un mois pour un tarif de 19,90 euros. L’autre façon de s’abonner, si l’on peut dire, est l’abonnement « découverte » une semaine qui est gratuit, dans ce cas la demi-heure d’utilisation sera facturée neuf euros. Si vous décidez de vous abonner pour un an ou pour un mois, le tarif sera respectivement de six euros la demi-heure, et de sept euros la demi-heure.

Notez que pour les abonnés un an, ils bénéficieront d’un crédit de 50 € sur les réservations de voitures et de places libres.

Un système qui semble donc bien conçu, malgré les inévitables couacs du démarrage. On peut regretter que le service Car2Go, qui a dû promptement s’arrêter à Lyon suite à des problèmes juridiques d’utilisation de la marque, il y a quelques mois, n’est pas pu perdurer. Car avec le système BlueLy, nous sommes encore dans un système rigide, similaire au Velov ou aux Autolib à essence que nous connaissons déjà, où il faut se rendre dans une station pour prendre le véhicule, et dans une station pour ramener le véhicule. Ce qui n’était pas du tout le système mis en place par le service Car2Go, vous pouviez prendre et ramener une voiture à n’importe quel endroit de l’agglomération lyonnaise.

Mais gageons que ces premières expériences donneront naissance à des systèmes plus aboutis et plus universels, dans les prochaines années. Il faudra que la communauté urbaine de Lyon s’investisse plus, dans la régulation de ces différents opérateurs privés. Car la concurrence qui a commencé à poindre son nez entre BlueLy, Car2Go, SunMov dans le quartier de la confluence, n’est pas pour simplifier l’adoption rapide de ces systèmes par les Lyonnais.

 

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